Couverture d'un exemplaire de la revue Commerce

Hommage à Commerce : lettres et arts à Paris, 1920-1935

Jean PaulhanValery LarbaudSaint-John PersePaul ValéryMarguerite CaetaniAdrienne MonnierLéon-Paul Fargue

Hommage à COMMERCE
LETTRES ET ARTS À PARIS
1920 - 1935

Exposition sous le patronage de l'Ambassade de France en Italie, de la Ville de Rome, de la Fondation Primoli, et de l'Association Française d'Action Artistique.
5 Décembre - 30 Janvier
Palazzo Primoli, Piazza Zanardelli 1, Rome

Commerce, revue littéraire fondée en 1924 par Marguerite Caetani, se présente sous la forme de vingt-neuf « cahiers trimestriels publiés par les soins de » Valéry, Fargue et Larbaud. Elle s’inscrit magistralement dans le champ concurrentiel des revues des années vingt. Commerce joue un rôle de « découvreur » important, s’ouvre au meilleur des auteurs étrangers de son temps et redécouvre des anciens textes capitaux : par son esprit « classique moderne », Commerce réinvente l’héritage classique.

* * *

Vous me demandez comment Commerce a commencé. Je vais vous le dire. À l'époque de la Villa Romaine (c’est le nom de la résidence où Marguerite Caetani a séjourné, à Versailles, pendant de longues années), nous réunissions une foule d'artistes pour nos déjeuners du dimanche, déjeuners qui se prolongeaient jusqu'à devenir les « dîners du dimanche ». Parmi les assistants, un petit groupe d'amis, qui comptait Valéry, Valery Larbaud, Fargue, Adrienne Monnier, Paulhan, un peintre ou deux, un musicien ou deux prirent l'habitude de déjeuner ensemble tous les quinze jours. Nous nous réunissions dans un restaurant, toujours différent, si possible, et généralement choisi par Fargue.
Un jour, Valéry dit tout d'un coup : « pourquoi ne continuerions-nous pas nos réunions en publiant, en revue, nos dialogues. Comme titre, je suggère Commerce : commerce des idées ». Cette idée enchanta tous les présents. Les directeurs furent désignés immédiatement. Adrienne Monnier et moi-même prîmes en charge la mise en train et nous commençâmes aussitôt. Quant au résultat, c'est à vous d'en juger. J'ai été énormément aidée par Paulhan qui m'a permis de chercher parmi les manuscrits qu'il recevait pour la Nouvelle Revue Française, de même que par Alexis Léger qui choisissait les poèmes que nous avons publiés.
(Marguerite Caetani, extrait du catalogue de l'exposition)


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