couverture du Journal de Psychologie normale et pathologique

Observations de psychologie animale, par H. Piéron, 1905

Jean Paulhan

Compte-rendu de lecture paru dans le Journal de Psychologie normale et pathologique, Tome II, 1905, p. 165.   Voir l'original dans Gallica

in : Psychologie zoologique et psychologie comparée
(98) — Observations de psychologie animale, par H. Piéron (Paris). Revue de Psychiatrie, t. VIII, n° 2, février 1904.

I. Rêves d'animaux. — P. montre, par quelques cas, leur analogie avec les rêves de l'homme (perceptions électives provoquant le réveil ou intégrées dans le rêve. Rôle des préoccupations actuelles, etc.).

Un petit chien terrier, habituellement très gâté, s'endort après avoir été grondé ; au bout d'une heure, il se met à geindre, puis hurle lamentablement dans son sommeil ; peu après il se réveille, et court se faire caresser.

Une petite chienne d'un an : on lui met près du museau, quand elle dort, un morceau de sucre. Sans se réveiller, elle passe sa langue sur ses babines et fait de petits mouvements de tête.

II. Le sommeil chloroformique chez la mouche. — L'effet du chloroforme se traduit de deux manières différentes : tantôt il y a incoordination, perte d'équilibre, agitation désordonnée des mouches ; tantôt engourdissement moteur, sommeil interrompu momentanément par des excitations un peu fortes. Dans les deux cas, l'effet du chloroforme sur les ganglions de la mouche se traduit par une intoxication assez semblable à l'ivresse.

J. PAULHAN.