Portrait de Frédéric Paulhan par Bertha Rhodes

Frédéric Paulhan

Frédéric Paulhan est un philosophe français, né le 21 avril 1856 à Nîmes et mort le 14 mars 1931. C'est le père de Jean Paulhan.

Né dans une famille de petits commerçants de tradition huguenote, Frédéric Paulhan fait de brillantes études au lycée de Nîmes, mais n'envisage pas d'études supérieures. Il vit quelques années sans profession reconnue, mais il lit, se cultive, écrit, s'oriente vers la philosophie et s'intéresse aux mouvements politiques républicains. Il collabore dès 1877 à la Revue philosophique de Théodule Ribot, tire un mauvais numéro au tirage au sort pour le service militaire, mais est exempté car il est bègue. Ce défaut lui barre la route de l'enseignement.

À la faveur d'un bouleversement dans l'administration municipale nîmoise qui privilégie les républicains, Frédéric Paulhan est nommé en 1881 sous-bibliothécaire, puis bibliothécaire en 1882. Pendant les seize ans que durera sa carrière, Frédéric Paulhan va bousculer les habitudes de l'institution, et y faire souffler un vent de modernisme éclairé, à travers les méthodes positivistes qui lui sont chères. En 1884, il épouse Jeanne Thérond avec qui il aura un fils, l'écrivain et éditeur Jean Paulhan, né la même année.

Vers la fin du siècle, l'instabilité politique de la municipalité rejaillit sur la carrière de Frédéric Paulhan. Il démissionne en décembre 1896, et s'installe à Paris, sans métier. Il continue d'écrire, en même temps qu'il fréquente assidûment les salles de vente et achète gravures, dessins, pastels et quelques peintures, avec un discernement certain. Sa collection sera dispersée en 1934.

En 1902, il est soutenu par Théodule Ribot pour entrer à l'Académie des sciences morales et politiques. Il obtient le prix Jean-Reynaud en juillet 1928. Ce philosophe libre-penseur, dreyfusard, sans doute franc-maçon, s'inscrit dans le courant de la psychologie française.

Il meurt le 14 mars 1931, laissant une œuvre importante. Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux sous un petit monument d'inspiration maçonne.


Ressources

Les ouvrages de Frédéric Paulhan sont accessibles dans Gallica ou OBVIL :

Le nouveau mysticisme (1891))

Les caractères (1894)

Les phénomènes affectifs et les lois de leur apparition

L'activité mentale et les éléments de l'esprit (1889)

Esprits logiques et esprits faux (1896)

Analystes et esprits synthétiques (1903)

La fonction de la mémoire et le souvenir affectif (1904)

Le mensonge de l'art (1907)

Psychologie de l'invention (1911)

La morale de l'ironie (1911)

L'esthétique du paysage (1913)

Les transformations sociales des sentiments (1920)

La double fonction du langage (1929)

Le mensonge du monde (1930)

Bibliographie des écrits de Frédéric Paulhan

Notice biographique de Frédéric Paulhan dans SLJP


Bibliographie des textes parus dans la NRF

Les textes qui suivent, publiés dans La Nouvelle Revue Française, sont regroupés en quatre grands ensembles, les textes de Frédéric Paulhan, les notes et chroniques de l'auteur, les textes sur l'auteur et enfin, s'ils existent, les textes traduits par l'auteur.

Textes de Frédéric Paulhan

  1. [Réflexions], 1931-09-01

Notes de Frédéric Paulhan

Ces textes de Frédéric Paulhan peuvent être des notes de lecture d'ouvrages, des notes d'humeur, des critiques de spectacles, des faits-divers, des textes inédits... Ils ont paru dans une "rubrique" de la NRf : Chronique des romans, L'air du mois, Le temps comme il passe , etc. ou dans un numéro d'hommage.

  1. Mémoires I, II, du Chancelier Prince de Bülow (Plon), 1931-02-01, Notes : littérature générale

Textes sur Frédéric Paulhan

Ces textes peuvent être des études thématiques sur l'auteur, des correspondances, des notes de lecture d'ouvrages de l'auteur ou sur l'auteur, ou des entretiens menés par lui.

  1. Les Puissances de l'Abstraction, par Frédéric Paulhan (Éditions de la N. R. F.), par Ramon Fernandez, 1929-03-01, Notes : littérature générale
  2. Frédéric Paulhan, par Ramon Fernandez, 1931-04-01, articles

Répartition temporelle des textes parus dans la NRf (1908—1968)

On trouvera représenté ici la répartition des textes dans le temps, réunis dans les quatre catégories précédemment définies : Textes, Notes, Traductions, Textes sur la personne.