Michaux, encre de chine sur papier

Henri Michaux et Zao Wou-Ki : dans l’empire des signes

du 5 décembre 2015 au 10 avril 2016

Henri MichauxZao Wou-Ki

Explorant une relation à la fois personnelle et artistique, l’exposition s’intéressa à l’écrivain et peintre Henri Michaux (1899-1984) et au peintre Zao Wou-Ki (1920-2013). Arrivé de Chine en France au début du printemps 1948, Zao Wou-Ki rencontra Henri Michaux dès la fin de l’année suivante. Cette relation humaine, qui devait durer jusqu’à la mort du poète, faite d’attention chaleureuse de part et d’autre, fut aussi et surtout une relation artistique. Non seulement Michaux apportait sa « caution » au jeune peintre, mais son œuvre peint et dessiné et celui de Zao Wou-Ki partagent un certain nombre de choix qui mettent en jeu des procédures opératoires : attention aux signes, appétit d’expérimentation, importance du geste, primat du mouvement.

Les pièces exposées vinrent principalement du fonds d’éditions rares d’Henri Michaux que possède la Fondation Martin Bodmer, de la collection de Micheline Phankim, ayant-droit de Michaux, de celle de Françoise Marquet, ayant-droit de Zao Wou-Ki, et de celle de Sven Pitseys, bibliophile belge bien connu des amateurs de Michaux. Des prêts ponctuels furent enfin consentis, en Suisse par le Cabinet des estampes du musée d’Art et d’Histoire de la Ville de Genève et par les musées de Winterthur et Locarno, en France par le musée national d’Art moderne (Centre Georges Pompidou) et par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Beaucoup de pièces retenues pour l’exposition furent montrées pour la première fois, et leur rassemblement constitue à lui seul un événement.

Commissariat : Bernard Vouilloux et Jacques Berchtold


Présentation de l'exposition

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